Tenir la parole.
Rien de plus. Rien de moins.

Nous n’intervenons pas pour embellir une histoire.

Ni pour la corriger.

Ni pour la rendre acceptable.

Notre rôle est simple.

Et exigeant.


Nous veillons à ce que la parole donnée ne soit ni trahie, ni transformée, ni détournée.

Écrire une biographie n’est pas un acte technique.
C’est un acte de fidélité.

Fidélité aux faits.

Fidélité aux nuances.

Fidélité à ce qui a été vécu — même lorsque cela résiste aux récits faciles.


Notre travail commence par l’écoute.

Une écoute sans projection.

Sans interprétation.

Sans intention de conduire le récit ailleurs que là où il doit aller.

Nous recueillons la parole telle qu’elle se présente.

Avec ses hésitations.

Ses silences.

Ses contradictions parfois.

Puis nous faisons ce que peu savent faire correctement :

structurer sans trahir.


Écrire, ici, ne consiste pas à raconter joliment.

Il s’agit de poser une forme juste, capable de porter une histoire dans le temps sans la déformer.

Le style ne doit jamais prendre le dessus sur le sens.

La langue ne doit jamais masquer la vérité.

L’auteur ne doit jamais se substituer à la voix de celui qui parle.


Nous ne décidons pas ce qui est important.

Nous ne hiérarchisons pas à votre place.

Votre vie n’est pas réécrite selon un récit attendu.

Nous garantissons simplement que ce qui est dit sera transmis avec exactitude.


Ce travail demande du temps.

De la rigueur.

Et une forme de retenue que peu acceptent.

C’est pourquoi nous n’accompagnons pas tout le monde.

Et pourquoi ce travail ne peut pas être industrialisé.

Une histoire mérite mieux qu’un procédé.

Elle mérite une présence réelle et une exigence constante.


Notre rôle n’est pas de vous exposer.

Il est de vous respecter.

Pas en flattant.

Pas en adoucissant.

Mais en tenant votre parole jusqu’au bout.

Ce niveau d’exigence n’est pas compatible avec toutes les attentes.

Il est donc nécessaire d’être clair sur un point :

Ce travail n’est pas fait pour tout le monde